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Mot du Prix Inter
Rhône 2010 : Gilles Del Pappas
Pour
l’amour, le plaisir…
Avant tout
il y a le village… Sablet.
Perché sur
un téton de vierge…
Et les
vignes tout autour qui lui font une robe verte, et dont les hommes
en tire le vin… Un vin riche, généreux, ensoleillé.
Celui-ci
était là à ma naissance et le sera à mon enterrement. Il a fêté mon
mariage, mes deuils, mes peines et mes joies. Rouge, blanc, rosé,
jaune, vert, il est ce que les hommes le voient, le boivent.
Moi, c’est
toujours pour le plaisir, car j’affirme avec Victor
Gélu, notre immense poète marseillais
Cu es pas feniant
Cu es pas gromand
Qu’un
tròn de Dieu lo
cure !*
Et puis il y
a le livre qui nous éduque et nous fait rêver. Sans qui nous ne
pourrions pas le célébrer, le chanter… ainsi que les cigales et la
terre, et le ciel presque toujours immaculé… Et les hommes et les
jolies girelles royales, bien de chez nous…
Le village
un beau jour a décidé de s’unir aux deux autres. Et de cette union
est né cette fête que nous tous, les écrivains, les lecteurs
attendons toute l’année avec impatience.
Je vous
remercie tous trois de me distinguer à cette occasion de mes pairs.
C’est un
immense honneur.
Gilles Del
Pappas
Qui n’est
pas fainéant
Qui n’est
pas gourmand
Qu’un
tonnerre de Dieu le creuse !* |